vendredi 12 avril 2019

Bonheur illusoire et conversion philosophique. Une relecture de « Consolation de la philosophie » de Boèce


La fortune, loin de faire accéder au vrai bonheur, plonge souvent l’homme dans le désespoir, la mélancolie. C’est ce qui ressort de l’interpellation de Boèce par la Dame Philosophie: «si tu penses ne pas avoir de chance parce que tes prétendues joies s’en sont allées, tu n’as pas de raison de t’estimer malheureux, étant donné que tes prétendues peines ne font que passer. »[1] C’est dire en d’autres termes que la fortune, après avoir fait de Boèce un homme riche, épanoui, un don juan et respecté dans l’empire romain, peut s’étioler brusquement, laissant derrière lui un vide existentiel et des incertitudes d’une vie meilleure.

Introduction

La société de consommation a triomphé ; elle est même devenue une société d’hyperconsommation. Elle nous impose des modes de vie qui nous font courir derrière les biens matériels ; ceux-ci nous encombrent et nous empêchent de nous élever. «A proprement parler, les hommes de l’opulence ne sont plus tellement environnés, comme ils le furent de tout temps, par d’autres hommes que par des objets. Leur commerce quotidien n’est plus tellement celui de leurs semblables que, statistiquement selon une courbe croissante, la réception et la manipulation des biens et de messages, depuis l’organisation domestique très complexe et ses dizaines d’esclaves techniques jusqu’au mobilier urbain et toute la machinerie matérielle des communications et des activités professionnelles, jusqu’au spectacle permanent de la célébration de l’objet dans la publicité et les centaines de messages journaliers venus des mass médias... »[2]

Cet encombrement matériel n’est pas sans nous rappeler la prescription biblique qui enjoignait les disciples à ne point s’encombrer. Mais la réalité  nous convainc du contraire : les hommes se battent aujourd’hui sous bien des formes au nom du matériel. Même les intellectuels qui devraient y observer un certain détachement. La conséquence de cette course effrénée vers le matériel est le net recul de l’esprit. Dans ces conditions, notre connaissance devient illusoire ; celle-ci peut conduire, à la longue, à une crise d’identité personnelle. Il appartient à l’homme de reprendre la main en réinvestissant le monde par la pensée. Aussi estimons-nous que c’est par la connaissance philosophique que l’homme doit se comprendre, dégager le sens du monde qu’il habite et, pourquoi pas, aspirer à un bonheur véritable.

Ainsi pour bien cerner cette problématique, nous partons du constat du bonheur illusoire fondé sur la fortune et ses conséquences avant de montrer comment Boèce a pu se réaliser en tant qu’homme libre dans la conversion philosophique et l’imagination poétique, par l’évaluation de la réalité présente et la projection de l’avenir. Et cela en trois points, à savoir : l’examen de la nature de la Fortune, la conversion proprement dite et la réalisation de l’homme dans l’amitié.

I. Constat

Philosophe, Boèce fut aussi « un grand aristocrate romain »[3] jusqu’à la fin de sa vie. Noble, il a grandi dans la fortune, identifiée aux richesses matérielles, aux honneurs et au pouvoir pareil à un fils unique vachement choyé tel que le témoigne la Dame Philosophie: «je t’ai élevé en y mettant tout mon cœur, je t’ai beaucoup gâté, je t’ai fait bénéficier d’une vie d’opulence et de luxe, autant qu’il était en mon pouvoir ... souviens-toi de l’heureux jour où tu vis ses fils se faire escorter par la foule de sénateurs et le peuple en liesse, où tu prononças le panégyrique du Roi qui rendit célèbre ton intelligence et ton éloquence »[4].

La fortune se caractérise par la duplicité que Dame philosophie qualifie de «constance dans l’inconstance»[5], voire un monstre bicéphale. Elle présente, en effet, un double visage : l’un, le vrai, toujours dissimulé aux hommes ; l’autre, le masque, très familier à nous. Par vrai visage, il faut entendre le caractère non durable et fragile de la fortune qui échappe à l’homme. Le vrai bonheur s’identifie à cette fortune toujours fuyante qu’est la connaissance vraie, Il faut s’aviser que l’homme de notre temps «marche vers un horizon qui s’évapore à mesure qu’il pense s’en rapprocher, toute solution apportant avec elle de nouveaux dilemmes. Chaque fois le bonheur est à réinventer et nul ne détient les clés qui ouvrent les portes de la terre promise. »[6]  Tandis que le masque est la figure séductrice que la Fortune nous présente régulièrement.

Bien que la Fortune soit donnée sous forme de richesse matérielle, d’honneur et de pouvoir à Boèce, il n’en bénéficie néanmoins pas comme des biens qui lui appartiennent en propre. «Tu devrais me remercier, note la Fortune, d’avoir eu l’usufruit de biens qui ne t’appartenaient et tu n’as pas le droit de te plaindre comme situ avais perdu tes propres biens »[7].

Quant à la valeur de la Fortune, il est important de rappeler le caractère illusoire du bonheur qu’elle a procuré à Boèce, avec la dépossession des richesses matérielles. Mais la Fortune peut rendre service à l’homme lorsqu’elle se découvre, lève le masque et proclame ses façons de faire, c’est-à-dire lorsqu’elle dévoile à l’homme sa vraie nature, et lui permet de se comporter en conséquence.

S’il est vrai que le bonheur qui reste tout de même le souverain bien n’est pas quelque chose qu’on puisse nous arracher de quelque façon, puisqu’il n’y arien au-dessus de ce qui ne peut nous être enlevé, il est clair que l’instabilité de la Fortune ne peut prétendre à la connaissance du bonheur. De plus, celui qui s’abandonne à ce bonheur éphémère ignore sa propre versatilité. S’il ne le sait pas, comment parler de bonheur à propos d’un état marqué par l’ignorance? Les ignorants se prennent souvent pour des savants et revendiquent, du coup, une reconnaissance à laquelle on devrait y attacher quelques honneurs: Les sages courant derrière le matériel ressemblent bien aux intellectuels imbéciles, dont parle Georges Bemanos, Ceux-ci font profession d’intelligence sans posséder une véritable capacité créatrice, préfèrent s’encombrer des biens que de s’entourer des hommes et développent souvent un sentiment de haine vis-à-vis de l’autre. Ces faux sages devraient se sentir interpellés par cette boutade augustinienne qui voit dans les hommes « une race curieuse de la vie d’autrui, mais paresseuse à redresser la sienne. Pourquoi s’informent-ils de ce que je suis, quand ils refusent d’apprendre de toi ce qu’ils sont ? »[8] Cette fermeture à l’autre qui caractérise les « intellectuels imbéciles » génère l’égoïsme mais surtout beaucoup de haine quand ce type d’intellectuels fait la course aux honneurs. Pour les honneurs, ils sont prêts à tout, jusqu’au sacrifice de la vie d’autrui dès lors que celui-ci semble constituer un obstacle majeur pour eux. Un intellectuel qui chasse le matériel jusqu’à l’encombrement est d’une vulnérabilité telle qu’il peut, lorsqu’une charge publique lui est confiée, trahir le pays pour si peu. L’honneur dont il s’entoure n’en est pas un mais il se transforme en gloriole.

Le véritable honneur est fonction d’un mérite et non d’une charge honorifique, comme le croyait Boèce. Il s’agit de constater que l’on jouit de la considération chaque fois que les mérites font accéder à l’exercice d’une charge honorifique. Mais surtout, le mérite doit s’accompagner d’une action qui puisse participer à la dignité et à l’élévation de ses compatriotes ou de l’autre. Ceci veut dire qu’il arrive des fois où certains intellectuels exercent des charges honorifiques sans posséder le moindre mérite. C’est alors que le clientélisme politique fait son entrée dans la vie de cet intellectuel. Le mandat de ce type d’intellectuel est souvent ponctué des frictions interpersonnelles à n’en pas finir. Il s’accroche à son poste en usant de machiavélisme; l’essentiel étant que ses honneurs soient saufs.

En plus des honneurs derrière lesquels l’intellectuel imbécile court, il faut lui reconnaître une autre caractéristique : c’est l’habileté consommée à user du mensonge dans le but d’écarter de son chemin ceux qui n’approuvent pas du tout sa conduite de la chose publique. Ainsi réunit-il en lui tous les attributs du dictateur: «Il absorbe toutes les valeurs dans les siennes, réduit aux siennes mutes les vues. li fait des autres individus des instruments de sa pensée, qu’il entend qu’on croie la plus juste et la plus perspicace, puisqu’elle ‘s’est montrée la plus audacieuse et la plus heureuse dans le moment du trouble et de l’égarement public... Parmi les choses dissipées, la liberté. Beaucoup se résignent aisément à cette perte (...). L’image de la dictature est la réponse inévitable (et comme instinctive) de l’esprit quand il ne reconnaît plus dans la conduite des affaires, l’autorité, la continuité, l’unité, qui sont les marques de la volonté réfléchie et de l’empire de la connaissance organisée. »[9]

Dans l’exercice d’une charge honorifique, l’important n’est pas de régner sur les autres, mais de parvenir à la maitrise de soi. Dans ce contexte, le crapuleux, manquant de maîtrise de soi, ne peut accéder au pouvoir Il faudrait plutôt un esprit libre, celui-là même qui ne vient pas ôter à une pensée qui tient sa cohérence d’une raison inébranlable Curieusement, par ses ambitions politiques, Boèce a cru se rendre également célèbre avec pour objectif, s’immortaliser en accédant au pouvoir public « J’ai souhaité, dit-il, trouver l’occasion de faire de la politique afin d’éviter à mon mente de dépérir pour être resté inemployé»[10].

II. La crise et conversion de Boèce

Il n’est de secret pour personne la mélancolie et le désespoir sont des maladies philosophiques dont souffrent souvent les prisonniers En fait de prisonnier, il n’est pas que ceux qui ont commis des infractions à la loi ,ceux qui s’emploient a s’encombrer de matériel sont de vrais prisonniers La prison du matériel est semblable à cette caverne ou le prisonnier ne voit que l’ombre du matériel. Partout ! Dans ces conditions, celui qui court derrière le matériel-bonheur vit dans l’inquiétude, cultivant au passage une vraie passion pour le matériel en consacrant au passage le primat de l’avoir sur l’être Devant les biens périssables de ce monde, un vrai sage ressentirait une pointe de douleur qui l’éveillerait à lui-même La claire conscience de l’illusion du bonheur par le matériel amènerait notre sage à comprendre qu’on a «plus de bonheur par l’imagination que par les biens réels.»[11]  Autrement dit, on est intellectuel par la production des œuvres de l’esprit que par le matériel.

Il faut comprendre par-là la vraie nature de l’illusion de bonheur. Le bonheur nous fuit comme une ombre ; et le vrai bonheur imaginé, nous ne l’avons jamais. Le bonheur de faire n’est nullement imaginé ni imaginable ; il n’est jamais que substantiel. «Lorsque l’on a les biens réels, on croit que tout est dit, et l’on s’assied au lieu de courir. Il y a deux richesses ; celle qui laisse assis ennuie ; celle qui plaît est celle qui veut des projets encore et des travaux, comme est pour le paysan un champ qu’il convoitait et dont il est enfin maître. »[12]
Boèce est mélancolique du fait de la perte du support de la Fortune dans sa vie. «La mélancolie est maladie ; et le médecin en peut quelquefois deviner la cause et donner le remède ; mais ce remède ramène l’attention dans le corps, et le souci que l’on a de suivre un régime en détruit justement l’effet ; c’est pourquoi le médecin, s’il est sage te renvoie au philosophe. »[13] Il est vrai qu’en étant philosophe, l’hôte de la visiteuse parvenait de temps à autre à stigmatiser l’opportunité des cadeaux de la Fortune. Cependant, en être complètement dépourvu provoque le plus souvent des sentiments de révolte et de désespoir. « Tu avais l’habitude, fait remarquer la Dame Philosophie au prisonnier, même lorsqu’elle (la Fortune) t’accordait ses faveurs, de l’invectiver en des termes bien sonnés et tu t’acharnais après elle à coup de maximes sorties tout droit de mon sanctuaire, mais tout brusque changement de situation s’accompagne inévitablement de sorte de remous dans l’esprit et c’est ainsi que même toi, tu t’es, pour quelque temps départi de ta tranquillité »[14].

Après avoir stigmatisé la duplicité de la Fortune, la Dame Philosophie convie son disciple à se débarrasser de ce qu’il considérait comme étant le vrai bonheur. Le prisonnier n’a pas de peine à faire l’expérience de la conversion philosophique. Car la visiteuse l’avait déjà initié et élevé dans son enfance et son adolescence.

La Dame Philosophie, en réveillant Boèce, le remet sur la voie de l’anamnèse; avec elle, tous les mots, toutes les notions, tous les enchainements appris et qui avaient été déposés dans la mémoire redeviennent parole de vie, véhicule en mouvement qui éloigne l’âme de la tristesse, de la faiblesse, du doute pour la conduire à bon port. Si la conversion de Boèce est possible, voire rapide, c’est qu’il disposait des ressources intérieures prêtes à être mises en œuvre.

Par ce réveil, Boèce commence sa conversion grâce à la prise de conscience de sa situation: «tu as raison, dis-je, mère nourricière de toutes les vertus etje ne peux nier la rapidité de mon ascension. Mais c’est ce souvenir qui me cuit tout particulièrement. En effet, dans tout revers de Fortune, il n’y a pire malchance que d’avoir eu de la chance »[15].

Qui plus est, dans cette expérience de la conversion philosophique, Boèce est appelé à tenir bon et à sécher ses larmes. « Oui, et je prie, dis- je, pour qu’elles tiennent bon tant qu’elles demeurent, quoi qu’il arrive, je garderai la tête au-dessus de l’eau. Mais tu vois ce qui reste de mes distinctions honorifiques ».

En clair, la Fortune procure à l’homme une certaine tranquillité qui l’empêche, étant obnubilé par les honneurs qu’elle confère, d’y réfléchir profondément, c’est-à-dire évaluer la nature, les pratiques et la valeur de la Fortune. L’attachement aux biens matériels et extérieurs à l’homme a aveuglé Boèce, au point d’émousser sa conscience même de philosophe. D’où l’urgence et la nécessité d’une conversion philosophique pour sortir de cette crise. Cela d’autant plus que la philosophie constitue cette instance évaluatrice de la réalité, nécessaire pour la compréhension de soi et la constitution d’un monde de libre coexistence.

L’ordre des choses fait qu’un être vivant, image de Dieu, grâce à sa raison, ne puisse se rendre illustre que par la possession d’un mobilier sans vie. « Les autres êtres vivants se contentent de ce qu’ils ont, mais vous qui êtes, grâce à votre âme, à l’image de Dieu, vous cherchez dans les objets sans vous rendre compte de l’injure que vous faites à votre créateur. Il a voulu, lui, que le genre humain soit au-dessus de toutes les créatures terrestres et vous, voici que vous vous avilissez en vous rangeant en-dessous de ce qui existe de plus bas ».

Cependant, il importe de remarquer que de tous les biens extérieurs à l’homme, il existe quelque chose pour son épanouissement. Il s’agit de l’amitié. Avec la Fortune, en effet, l’homme peut se faire des « amis ». L’amitié est, à ce titre, source de cohésion dans l’espace public, espace dans lequel l’homme ne peut se réaliser sans l’apport de l’autre. L’altérité est une source d’enrichissement mutuel du fait que l’autre apprend souvent de moi ce qu’il est en réalité. Ceci est important dans la mesure où très peu de gens se donnent la peine de vivre la maxime socratique « Connais-toi toi-même et laisse la nature aux dieux. » Il suffit, par ailleurs, de substituer la nature par les autres pour poser les fondements d’une relation interpersonnelle saine. Si donc chacun peut se connaître, il s’ouvre alors une réelle possibilité d’agir soi-même comme un autre ainsi que le préconisait Paul Ricœur.

Nous retrouvons plus loin la même propension à l’amitié chez Aristote, pour qui l’autre vient combler le vide qui caractérise le soi «avec le besoin et le manque, c’est l’altérité de l’autre soi qui passe au premier plan. L’ami, en tant qu’il est cet autre que soi, a pour rôle de pouvoir ce qu’on est incapable de ses procurer par soi-même »[16], C’est dire en d’autres termes que nous devons cultiver l’amitié, cette valeur que J.-Fr. Malherbe considère comme un mode d’existence qui modèle l’être humain et dans lequel, en relation avec ses semblables, il construit sa destinée[17] Une amitié sincère se mesure à l’aune de la générosité de ceux qui la contractent. Cette générosité est un bonheur partagé porté par la dynamique de soi-même comme un autre. Dans le cas contraire, nous verserions dans l’égoïsme en faisant de notre humeur la loi de ceux qui nous entourent. « L’égoïste est triste parce qu’il attend le bonheur (...) ; c’est donc la loi d’ennui et de malheur que l’égoïste impose à ceux qui l’aiment ou à ceux qui le craignent. Au contraire, la bonne humeur a quelque chose de généreux ; elle donne plutôt qu’elle ne reçoit. II est bien vrai que nous devons penser au bonheur d’autrui; mais on ne dit pas assez que ce que nous pouvons faire de mieux pour ceux qui nous aiment, c’est encore d’être heureux. » [18].

Conclusion

Le bonheur reste l’aspiration de tout être humain. Ce bonheur ne saurait être bâti sur quelque chose de contingent, de passager. La relecture rapide de la consolation de la philosophie nous en a donné la preuve. Le vrai bonheur n’est pas dans le matériel et ne peut pas non plus être construit seul. Raison pour laquelle nous convions les intellectuels, car Boèce est en quelque sorte leur prototype, à savoir retrouver la vertu de la vraie connaissance qui ouvre sur le vrai bonheur plutôt que de courir derrière le matériel et s’en encombrer. L’avancement du ventre faisant le recul de l’esprit, l’intellectuel qui refuse de se consoler dans la philosophie (connaissance) finit dans une sorte morosité existentielle qui le conduit a ne jamais aimer le bien d’autrui Bien plus, l’intellectuel égoïste ne passe son existence qu’à se plaindre de n’en avoir jamais assez, Ii perd de vue cette autre règle du bonheur ne jamais parler aux autres de ses propres malheurs, présents ou passés. Les plaintes sur soi, en plus d’attrister les autres finissent par leur déplaire. Leur attitude est mal perçue par celui qui veut jouir d’un bonheur sans avoir eu à travailler dur pour qu’il advienne. Triste de ne pouvoir assouvir son désir, il est souvent vaincu et conquis par ceux en qui la joie est plus forte que tout. Et qui malheureusement sont la cible première de sa haine.


[1] BOECE, Consolation de la philosophie, Paris, s.l.,s.d., p.79
[2] J. BAUDRILLARD, La société de consommation. Ses mythes, ses structures, Paris, Denoël, 1970,p.17.
[3] BOECE, Consolation de la philosophie, p.11
[4]Ibid, p.75
[5]Ibid p.72
[6] G. LIPOVSKY, Le bonheur paradoxal. Essai sur la société d’hyperconsommation, Paris, Gallimard, 2005, p. 420.
[7] BOECE, Consolation de la philosophie, p.75
[8] SAINT AUGUSTIN, La mémoire et le temps, Paris, Ed. Mille et une nuits, 2004, p.9
[9] P. VALERY, Regards sur le monde actuel, Paris, Gallimard, 1945, p. 91-92 et 79-80
[10] Ibid., p. 72
[11] ALAIN, Propos sur le Bonheur, Paris, Gallimard, 1928, p. 140
[12] ALAIN, Propos sur le Bonheur, p. 140-141
[13]Ibid p. 154
[14] BOECE, p. 71s
[15]Ibid,p.80
[16] P. RICOEUR, Soi-même comme un autre, Paris, P.U.F., 1990, p. 217
[17] J.F. MALHERBE, « La connaissance de la foi » in Initiation à la pratique de la théologie, Paris, Cerf, 1982, p. 544
[18] ALAIN, Propos sur le Bonheur, p.264

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